Mardi 30 mars 2 30 /03 /Mars 21:51

 

 

 

T'es-t-il arrivé de finir une année et de commencer l'autre, la tête dans un espace nirvanaire où tu planes, ailleurs… et là car tu sais que ton sexe est trempé, empli par un sexe adoré, qui te met en transe malgré toi? Mots-litanie sur une musique voilée, teintes roses, reflets lumineux et ombres mouvantes, conscience, et inconscience du plaisir donné et reçu, une immense vague d'amour pour l'autre.

 

Ce fut ça, mon, notre, passage de 2009 à 2010: Plaintes confondues, peau contre peau, jambes et bras emmêlées, bougies tremblotantes, lueurs du feu, nous savions et savourions ce minuit unique. C'est vers zéro heure  cinq que nous avons échangé nos vœux dans la tendresse et le désir que l'autre soit le plus heureux possible.

 

Ce fut l'entre-deux 2009-2010.

A graver, à imprimer, à enregistrer, à ne pas oublier.

 

Par Abus d'amour - Publié dans : journal intime
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Mercredi 20 janvier 3 20 /01 /Jan 11:37

Je savais que tu étais nu derrière la fermeture éclair



 Et moi...Je....

 

 

Tu es derrière la table en fer forgé blanc, derrière la baie vitrée. Ton regard se porte sur la vigne vierge cramoisie, piquetée de vert, d’ocre roussi. Les tuiles rose beige, les lignes obliques, horizontales dessinées par le faîte des toits. Le ciel bleu cæruleum et le soleil qui entre jusqu’à toi, sur tes pieds, sur tes jambes ; ton sexe semble lui aussi bénéficier de cette chaleur irradiante. Un regard, mais non …il est à l’ombre de la table.

 

Ces ondes de chaleur réveillent en toi un désir. Désir d’écarter les jambes et d’offrir tes lèvres, ton bouton à tout ce paysage-mosaïque de rose chair et de gris, d’automne lumineux. Tes mains caressent ta motte à travers la robe. Insuffisant. Tu remontes le tissu. Tes doigts s’infiltrent dans tes poils, effleurent ton clitoris. Un émoi dans ton ventre, dans la pointe de tes seins qui eux aussi réclament d’être titillés, pressés, frôlés. Ta main s’agite, tourne en cercles et déclenchent peu à peu de mini spasmes. Tu geins doucement, parce que c’est bon, c’est défendu. L’odeur de ton sexe atteint maintenant tes narines car tu es mouillée. Tu poses ton crayon et tu caresses tes tétons. Ta bouche est entre-ouverte, ta respiration plus saccadée, les muscles de tes jambes se tendent pour mieux t’offrir à la lumière chaude. Ton majeur écarte tes petites lèvres et trempe dans un liquide tiède et glissant. Tu es toute trempée ma belle. Tu sors ton sein de son étau. Lui aussi s’érige dans la tiédeur de l’astre. Ta paume de main passe dessus, le frotte tendrement. Voilà ta main qui s’accélère sur ton clitoris, ton souffle est court, tu halètes, ton ventre se tend ainsi que les muscles de tes cuisses. Tu vas crier, ça y est, ça va y être ; tu sens la rougeur qui envahit ton décolleté, ton cou et un cri t’échappe. Tu jouis… Tu as joui… Tu rabaisses ta robe, tu caches ton sein et tu reprends le crayon, les doigts exhalant ton odeur essaient d’en imprégner la page  pour mieux  transmettre sur le papier cet instant palpitant et volé.

 

 Maintenant, sagement, je t’attends, LUI…

 

 

Mais il ne t’a pas désirée, lui qui était nu derrière la fermeture éclair …de son jean.

 

 

 

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Jeudi 18 décembre 4 18 /12 /Déc 11:46

 

 

J’AI FAILLI PERDRE  « LUI »

 

Mensonges, vérités qui tuent, colères, déstabilisation, manque de temps, d’échanges, d’écoute, de confiance dans l’autre, ont bien failli écrire le mot FIN à notre histoire.

 

La séparation, le recul et le fil des jours ont permis de mieux comprendre l’autre, d’analyser ses propres erreurs et de constater le manque de LUI, de MOI. Un fil ténu du destin où il n’y a pas de place pour la rupture.

 

Ce fut un dimanche soir en ce début de mois de décembre. Nous nous sommes retrouvés, face à face, à une table de restaurant, carrée(1) cette fois, annonciatrice de netteté et de clarté. Nous n’avons fait que passer, pour mieux nous retrouver dans le lit de la maison aux volets bleus. Mais cette halte nous a permis de parler calmement. J’ai cerné toutes les qualités que je pressentais en lui, j’ai acquis la sérénité, la vision d’un vrai bonheur, la certitude d’une plénitude dans la limpidité de nos vérités. Enfin…que… je me protège durablement de l’angoisse de ne pas être aimée !

 

Une vérité douloureuse, une résilience, un nouveau départ, une construction à édifier, pierre à pierre, solide et vraie, sans mensonge, voilà l’enjeu de notre relation.

 

Et quelle envie de dévorer la vie à venir sous toutes ses formes :

 Formes des idées, de la création, de l’autre avec ses douces courbes de reins et ses lignes de jambes, des paysages aux saveurs d’ici, des paragraphes qui s’étirent sur la page, des mets appétissants dans l’assiette, des bulles de champagne dans la flûte.
 Formes surlignées de senteurs de colle et de térébenthine, d’arômes intimes et poivrés, de feu de cheminée, d’encre et de cuisine mijotée.
 Mais encore formes de vies festonnées de guirlandes musicales, découpées par des éclats de rire et des gémissements amoureux et enfin irisées par les grésillements du beurre dans ma poêle de cuisinière normande.
 Vie enluminée par le respect de notre indépendance propre.

 

Nous voici donc les créateurs de notre histoire-avenir.

 

(1) voir blog http://mazarine.over-blog.org.over-blog.com, article intitulé « vendredi 9 mars 2007 »

 

 

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Mardi 2 décembre 2 02 /12 /Déc 17:50



         Dans mon cahier le 23 juillet 08 j’ai noté :

 

« Il y a peu j’écrivais :J’aime un homme :

 

Ø      Lorsque je pense à son visage, à son corps, je fonds.

 

Ø      Son sourire, ses fesses, son sexe dressé m’émeuvent.

 

Ø      Tous ses petits creux mystérieux m’attendrissent.

 

Ø      Je l’aime pour sa fragilité, sa douceur, sa droiture.

 

Ø      Je l’aime pour ses goûts, même s’ils ne sont pas les mêmes que les miens.

 

Ø      Je l’aime pour son intelligence.

 

Ø      Je l’aime pour ses façons de faire l’amour, toujours renouvelées, jamais identiques.

 

Ø      Je l’aime parce que je le désire ardemment, irrépressiblement. Ses mains à peine     posées sur moi, font monter des vagues de plaisir.

 

Ø      J’ai envie de m’endormir, puis de me réveiller à ses côtés. Me lever, partager le petit déjeuner dans la lumière du matin.

 

Ø      Je suis constamment en manque de LUI.

 

Aujourd’hui, je pense qu’il ne m’aime pas, qu’il ne désire pas du tout vivre avec moi.

Je désirais la passion, être des amants un peu fous.

 

J’ai besoin de tendresse et d’amour.

 

Je dois patienter, attendre. Je n’ose parler de rien, car je vais rajouter à ses problèmes. »

 

Le lendemain il y a eu la journée à Avignon, journée comme je les aime.
Nous avons été des amants un peu fous.
 Magique ! A savourer! A ne pas oublier!

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                            

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Vendredi 28 novembre 5 28 /11 /Nov 18:14

 

 Pour une femme seule, 60 ans, un corps encore désirable et un tant soit peu d’assurance, une boîte échangiste peut s’avérer être un lieu pour passer une soirée, oublier pour quelques heures l’homme qui semble ne pas avoir besoin de vous un samedi soir. C’est pleine de détermination et d’envie de ne pas gaspiller la vie qui vous reste puisque LUI, vous laisse plantée devant votre écran calamiteux de télévision, que vous enfilez la robe extra courte au décolleté dévoilant une partie des seins, les bas fantaisie Chantal Thomas et les cuissardes à talon. On va peut-être ajouter les mitaines de dentelle noire pour faire genre.

 

Vous prenez le volant. La nuit est noire, la voiture obéit sous votre pied, une vague de puissance vous envahit. VOUS, la femme seule, vous êtes capable de rouler fermement vers ce lieu de fantasmes. Pourquoi vous retrouvez-vous  là, devant une porte truffée de caméras à l’entrée discrète ? Le cinéma, seule ? Trop de souvenirs à deux. Les soirées pour former les couples ? Vous n’êtes pas à la recherche d’un mec. Une boîte ordinaire ? Trop de jeunesse arrogante. Tout le monde s’ignore ou moqueries vers la vieille qui se trémousse.

 

Derrière la porte attend X, le gentil X. Bise. Comment vas-tu ? Ca fait longtemps qu’on ne t’a plus vue… Tu sais quand je viens ici, c’est que ça ne va pas trop.

 

Bonsoir… Bises de ci, bises de là. Un verre servi au comptoir, la carte dissimulée dans l’élastique de la jarretière, signe que vous n’êtes pas accompagnée et fière de l’être et d’assumer. Les yeux sont tournés vers la nouvelle arrivée. Fraise Tagada ? L’homme a envie d’entrer en conversation… Tiens bonsoir, que devenez vous tous les deux ? Baisers sur la bouche, caresse sur la cuisse… Sourires, paroles, résonnance accélérée de la sonnette, du téléphone, le monde arrive. La musique s’amplifie pour passer d’une atmosphère d’ambiance piano-bar à un univers de hits de boîte de nuit  qui met des fourmis dans les jambes et les transmet dans les reins et dans les épaules. Quelques danseuses ondulantes devant la glace, les hommes se placent derrières elles, tentent quelques approches, quelques frottements. L’ambiance s’échauffe et les corps s’abandonnent ou se raidissent. Les hommes fixent leur proie, un point d’interrogation dans les pupilles. Un signe suffira à les éloigner les incitant à aller voir ailleurs. Des groupes de femmes se forment en une file compacte et serrée, les hommes attirés se collent à leur tour au magma de cuisses, de seins dévoilés dont les tétons enflent et de fesses qui frottent des sexes qui se raidissent sous l’étoffe du pantalon… Les mains sont partout. Fermez les yeux, laissez-vous emporter par les sensations. Vous devez mouiller.

 

Ouf ! Il fait chaud ! Retour vers les fauteuils. Ah, tu es là ? Ca me fait plaisir de te revoir. La discussion s’entame. Gentil cet Y. Cultivé en plus, mais un peu obèse. Le temps s’écoule dans un univers chaud et enfumé. La piste se désertifie. Ils se sont rendus dans les coins câlins. On fait un tour ?

 

Un peu sombre pour voir. Côté mixte, vous êtes assaillie de caresses, mais pas l’esprit à ça ici. Pourquoi ? Parce que ça veut dire se donner davantage, enlever la robe, baisser le pantalon, cérémonie du préservatif. Très peu pour vous. Rendons-nous dans l’espace couple. Tiens les fesses de celle-ci appellent votre main. L’homme vous encourage, la femme la repousse. Bof ! Chacun est libre.

 

Revenons sur la piste. Epuisée, un peu triste en pensant à celui qui dort, là-bas, vous vous hissez sur un tabouret. Café s’il vous plaît.

 

Qu’est ce que vous faites là à trois heures du matin ! Solitaire. Soudain vous n’avez qu’une hâte : partir ! Vous  retrouvez avec plaisir la docile voiture, obéissante sous les mains et sous les chaussures à talon. Le ciel s’éclaircit, traînées de rose, de gris, filoche de brume aux abords de la rivière…

 

 Puis les draps et la chaleur de la couette.

Une pensée douloureuse vers l’absent, une place vide, un si grand lit pour vous toute SEULE.

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Samedi 15 novembre 6 15 /11 /Nov 19:22

 Suite à la lecture du dernier livre de Catherine Millet, « Jour de souffrance », je désire évoquer dans ces pages, mon expérience de l’échangisme, différente de celle de Catherine M. (voir page de mon blog).

 

Les premières fois j’ai eu beaucoup de mal à accepter que quelqu’un d’autre que celui que j’aimais puisse porter ses mains sur mon corps, surtout que les premières tentatives se sont passées avec des personnes dont le physique ne me convenait absolument pas. Je ressentais une répulsion instinctive et bloquante.

 

Petit à petit, j’ai pris plaisir à faire la connaissance de l’homme surprise, contacté par minitel, téléphone…Ceci autour d’un apéritif, dans un bar, en « terrain neutre » en présence de mon mari qui dirigeait les opérations. Une soirée trio devait suivre si affinité… Quand la personne m’agréait (signal convenu avec mon cher époux), la situation érotique étant engagée, c’était l’excitation de l’objet de mon amour qui m’apportait quelques émotions et réactions sexuelles. Sa présence m’était indispensable. Le même scénario pouvait se dérouler avec des couples. C'est ainsi que j'ai découvert avec plaisir le corps d'une autre femme, ainsi que ses caresses. Mais ces démarches me demandaient quand même un effort de volonté, et j’avais du mal à me libérer et à vider ma tête.

 

Puis au fil du temps, j’ai perçu des sensations agréables à avoir plein de mains sur moi. Toutes ces caresses me semblaient maintenant jouissives. C’est là que « mon corps s’est dissocié de mon être ». Mon plaisir, je le prenais comme un homme, coupé de tous sentiments tendres et amoureux. Seul mon corps jouissait. C’était  une satisfaction sèche, sans transcendance,  qui ne me laissait aucun souvenir. « Ce qui semble à première vue offrir un éventail plus large, plus riche d’expériences », n’est en réalité qu’un ersatz de ce que l’on peut ressentir avec l’homme que l’on aime.

 

J’ai maintenant vingt ans environ d’expérience. Il m’arrive d’y aller seule, je rencontre toujours quelqu’un de connaissance. J’’aime être libre et ne pas avoir à obéir à un mari qui manipule et se sert de vous pour pouvoir coucher avec une autre. Vous savez quand il vous téléguide sur la piste, vers le couple de son choix même si l’homme est répugnant. Oui, je suis sélective. Mais je n’offre pas mon sexe à n’importe qui.

 

Les soirées échangistes permettent de porter des tenues sexies , importables dans la rue , de plaire et d’avoir du succès surtout dans les lieux où il y a plus d’hommes que de femmes. C’est facile. J’ai remarqué que les vingt-trente ans recherchaient les femmes mûres. Le problème actuellement c’est qu’ils sont de plus en plus jeunes et inexpérimentés, quand ils ne débandent pas en enfilant les préservatifs ! Celles et ceux qui sont exhibitionnistes peuvent s’en donner à cœur joie et je peux en faire partie.

 

J’y éprouve également « la griserie de la liberté sexuelle »qui a développé en moi une forme de puissance, d’exaltation à braver les interdits et à évoluer dans ce monde des sens. On peut tout se permettre : donner et accepter des caresses ambigües, baisers, phrases murmurées à l’oreille des femmes pour leur dire qu’elles sont  jolies, danse suggestive et striptease. Etre animée d’une sorte de folie (quand l’ambiance est chaude, car il faut avouer qu’il y a des gens vraiment coincés, on se demande ce qu’ils viennent faire ! Un sourire au moins !). Tout ceci dans le respect d’autrui.

 

Je peux affirmer que la fréquentation du milieu échangiste, lorsque j’ai eu franchi la barrière des tabous, m’a apporté de l’assurance aussi bien au point de vu de mon « moi » que dans l’activité érotique. Je pense que si j’arrive désormais à assumer ma sexualité de femme (à condition que ça reste dans les limites du « normal », et, avec un partenaire pour qui j’ai un tant soit peu d’attirance), c’est en grande partie dû à ces expériences.


Dans ce monde, il est possible de rencontrer des gens incorrectes mais aussi beaucoup de gens intelligents, cultivés et qui peuvent s'avérer devenir de véritables amis. 


Ce ne sont que quelques réflexions et mon regard sur ces lieux d'agréables débauches.

Je décris des soirées dans mon blog:

http://mazarine.over-blog.org.over-blog.com

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Dimanche 9 novembre 7 09 /11 /Nov 08:24
IL NE M'AIME PAS. JE NE SUPPORTE PAS.

Je l'ai mis à la porte.

Tout est fini, le blog aussi.

C'était une belle aventure, la plus belle de toutes, mais je l'aime  trop pour accepter de ne pas l'être en retour.
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Mercredi 29 octobre 3 29 /10 /Oct 17:34



        Lundi 20, le matin.

 

        C’était hier après-midi

 




« Je t’ai apporté quelque chose. Tourne-toi, ne regarde pas. C’est ce dont je te parlais et cela me fait déjà de l’effet. « 

Je me retourne pour voir, éblouie et amusée son sexe droit, perpendiculaire à son ventre. De nouveau dos tourné, j’attends le signal… Il a endossé un peignoir en satin, blanc cassé, brillant, strié de fines lignes. Ceinturé, muni de grandes poches dans lesquelles il a glissé ses mains, ce vêtement le grandit et lui donne une certaine force. J’entrouvre davantage les deux pans, juste pour que je puisse voir une plus grande surface de son torse sur lequel je dépose quelques baisers. Le tissu est doux. Il me dit de l’enfiler à mon tour. L’étoffe est lourde  avec un beau tombé. Il m’arrive aux chevilles. L’encolure glisse doucement sur mes seins dont la peau paraît nacrée, jusqu’à l’instant où apparaît le petit bouton rose et érigé du bout de sein.

Il loge son membre chaud par l’ouverture de la robe de chambre, entre mes cuisses. Je relève une jambe pour qu’il se glisse en moi. Il doit se baisser, plier ses genoux. Il est grand et moi petite. Son doigt prend le relai de sa queue et il se branle. Il aime ça, surtout quand je titille ses tétons de la pointe de ma langue. Et moi j’aime le regarder. Je pourrais être jalouse, penser que sa sexualité est égoïste, qu’il n’a pas besoin de moi pour jouir. Mais cette vision m’excite. J’en éprouve une émotion esthétique : la main, le mouvement, le rythme, et j’ai envie de faire des photos, un film. Soudain je ressens le chaud jaillissement de cette source intime que je ne contrôle pas. Je coule. Une fine rigole descend le long de sa paume pour tomber sur le carrelage. A chaque fois que mes yeux se portent sur sa main qui entoure son sexe et effectue le glissement frénétique, un nouveau flot déferle… Je me laisse aller, étonnamment confiante, ne me pose pas la question de l’urine, et bientôt une petite flaque se forme sur le sol. Descendus dans la chambre, il est allongé sur le lit, et mon sexe au-dessus de sa bouche. Il triture la pointe de mes seins. Je me sens un clitoris énorme. Sa langue le branle avec légèreté. Je suis hyper excitée et salope. La jouissance monte et c’est dans un long cri que mon corps exulte. Mais je veux encore jouir, aussi je m’empale sur son sexe. Puis changement de position. Il m’enfile par derrière, mes reins sont creusés, mes fesses tendues, ma chatte est large, trop large. Je m’étends à plat ventre et serre mes jambes et mon vagin pour mieux enrober son pénis. Il semble qu’il pénètre mon cul. Cette image transmise par mes mots suffit à le faire éjaculer longuement, dans un cri de délivrance.

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Lundi 27 octobre 1 27 /10 /Oct 19:02


Dimanche 19 octobre, le matin,

 Et voilà. Tout s’est encore effondré hier : ma légèreté, ma bonne humeur, ma vie en rose et en couleurs. Il a suffit que le souvenir de ce fameux dimanche 5 octobre, ranimé par LUI, revienne. Et me voilà en plein dans le délire de la souffrance. Je surmonte, je parle, c’est facile nous sommes dans la rue. Je redoute le moment où nous serons chez moi, l’un en face de l’autre. Bien sûre, je n’ai pas supporté les pincements qu’il infligeait à mes seins si sensibles à la caresse d’habitude. Mon sexe restait sec. Mes mains glacées. Une sueur froide sous les aisselles. A genou, mes seins ne pouvaient pas être touchés, j’ai léché son sexe alors qu’il était assis sur le canapé. Très longtemps. Sans fin. J’espérais que ça dure, que ce soit sans fin. J’étais dans une espèce de bulle où je lui apportais du plaisir et je ne désirais plus en émerger comme lorsqu’on s’éveille à la suite d’un rêve et que l’on ne veut pas s’en extraire pour le  prolonger et ne pas se retrouver dans la réalité. Je refusais mon incapacité à ressentir du désir. Je préférais qu’il ne s’en aperçoive pas. Mais il a bien fallu mettre un terme. Ca ne devenait plus crédible. Il m’a léchée. Cela devenait insupportable. Je lui ai rappelé l’heure. L’heure où il doit toujours partir. J’avais envie, à la fois qu’il s’en aille et qu’il reste, pour parler et évacuer la boule qui m’emplissait la poitrine, la gorge et la bouche. Je lui ai dit d’arrêter que je ne pouvais pas. Que j’étais bloquée. Il a cessé et, surprise, il s’est endormi, là, la tête sur mes genoux, assis par terre, au pied du canapé. Je n’ai pas bougé, les yeux au plafond et les pensées virevoltantes. 19 heures ont sonné. Il a ouvert les yeux. J’ai proposé que l’on boive un porto. Je me souviens de l’avoir chevauché sur le canapé, mais je n’arrivais à rien. Alors nous avons bu le porto et nous avons discuté calmement. Nous avons fait des constats. Il est certain que cette situation où nous nous voyons peu, du moins pour moi, pas pour lui, qui semble en être très satisfait, ne me convient pas.

 

Après l’apéritif et le repas, nos envies n’étaient pas assouvie et moi j’avais envie de l’aimer et de l’exprimer avec mes gestes, ma bouche, mon corps. Nous avons recommencé à faire l’amour. J’ai joui très fort, lui aussi apparemment. Nous ne pouvons pas passer à côté de cette possibilité de prendre tant de plaisir. Ce serait un véritable gâchis.

 

Décidément je n’arrive pas à être complètement épanouie et heureuse. Pourquoi je suis comme ça !

Pourtant ce bonheur, il est là au bout des doigts.

 

Par Abus d'amour - Publié dans : journal intime
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Vendredi 24 octobre 5 24 /10 /Oct 13:56

Mercredi 15 octobre

 

J’ai passé des jours difficiles, ruminant des vengeances, des attitudes froides, des refus, des phrases mauvaises et dures.

 

J’ai subi l’épreuve le jeudi 9 octobre, quatre jours après cette détestable fin de dimanche: refaire l’amour avec la peur au ventre d’être bloquée et frigide.

Il est arrivé nu dans son jean. Face à la glace, je n’arrivais pas à me détendre suffisamment pour ressentir le plaisir tant désiré de ses caresses et de ses baisers dans le cou. Après un demi-tour sur moi-même, j’ai découvert son membre nu. Il m’a demandé de m’exécuter  doucement. Ce que je faisais d’ailleurs, car je voulais déguster lentement avec mes yeux son ventre plat, émouvant ainsi que le prolongement de la fourrure châtain, douce et bouclée et enfin le sexe trop long pour le faire sortir d’un coup de la fermeture éclair. Assise sur le pouf, je le suçais lentement, quand  je me suis aperçue de la présence du maçon sur le toit d’en face de l’autre côté de la vitre. Nous sommes descendus dans une pièce, plus bas, à l’abri de regards… bien que… Etendue sur le sol, il m’a léchée… mais je ne ressentais rien. Je lui ai demandé de me pénétrer, j’espérais que… Mais j’étais détachée, comme lorsqu’on est à jeun et que tous les autres autour de nous sont dans la communion de l’alcool. On est alors froid, distant. Je le regardais prendre son plaisir sur moi, naviguer dans cet univers de sensations, ses yeux fermés, ses traits crispés par les minuscules jouissances répétées et j’entendais ses murmures et ses plaintes. Je fermais les paupières pour me concentrer vers l’intérieur de mon corps. J’étais muette, immobile, frigide. Les idées remuaient dans ma tête, je n’éprouvais rien. J’étais seule. C’était l’enfer. Enfin, il m’a dit « tu es loin ». Il a débandé. Alors je l’ai sucé, j’ai pincé ses tétons et il a rebandé. Puis je me suis laissé aller, après mettre secouée. Je lui demande de me prendre par derrière, sur le côté, de me serrer contre lui et de mettre ses mains sur mes seins. Je voulais qu’il m’ait toute, qu’il me donne au moins sa chaleur et sa force, si ce n’était son amour! J’ai éprouvé un peu de plaisir, je me suis masturbée et nous avons joui ensemble.

Le soir nous avons recommencé.

 

Je suis joyeuse, je plaisante. Tout glisse sur moi. Il ne me fait plus souffrir. Je me demande pourquoi je n’y arrivais pas avant.

 

Je me sens moi, mais il n’y a plus cette passion des sentiments. Je ressens chez moi un pouvoir et une victoire. Il fait ce qu’il veut et moi je suis moi, je vis ma vie, avec lui, sans lui, peu importe. Je ne fais plus d’efforts et je ne propose plus rien. Ni sorties, ni faire l’amour.

 

Faire l’amour. J’ai l’impression que je ne donne plus, je prends. Mon cœur est sec.

 

Ce soir, j’ai encore une fois vérifié que ma sexualité fonctionnait à moitié. J’ai beaucoup moins de désir pour lui. Maintenant je ressens la lassitude, la répétition de nos situations érotiques.

 

Je me sens prête à une nouvelle aventure, une nouvelle rencontre.

Je l’écris bien gros pour m’en persuader.

 

Par Abus d'amour - Publié dans : journal intime
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